5 semaines sans gluten

5 semaines sans gluten : mon expérience !

On en parle beaucoup en ce moment : LE GLUTEN ! Il y a l’effet de mode et l’intolérance. Si de nombreuses personnes pensent finalement qu’arrêter de manger du gluten c’est plus une lubie qu’autre chose. Et bien pas tout à fait ! Il y a beaucoup de gens intolérants et j’avais très envie de partager avec vous mon expérience personnelle de ces dernières semaines !

Pourquoi essayer le sans gluten ?

Si la majorité d’entre nous ne pense pas être intolérant au gluten, et à juste titre, d’autres peuvent l’être sans même le savoir. L’intolérance au gluten peut être extrêmement faible et installée depuis très longtemps dans notre vie. C’est-à-dire que nous sommes peut-être habitués à cette intolérance, et que nous n’avons même pas idée de l’effet du gluten sur nos capacités physiques et mentales. Je tiens toutefois à préciser que (avant comme maintenant) mon alimentation est saine et les produits raffinés ne font pas tellement partie de mon quotidien.

Pour autant mes habitudes ont tout de même étaient bousculées.

La plupart des personnes se disant hypersensibles au gluten ne sont pas diagnostiquées. Plusieurs obstacles freinent ce diagnostic :

  • les symptômes sont très variables d’une personne à l’autre
  • la recherche médicale est trop peu avancée sur cette maladie
  • les médecins ne s’intéressent pas suffisamment à l’impact de l’alimentation sur la santé (ce qui est dommage au passage)
  • il n’existe pas aujourd’hui de test de dépistage 100% fiable.

Pourquoi le gluten serait un problème ?

  • Le rendements industriels au cœur du problème !

Vous le savez sans doute déjà mais si vous avez déjà tenté de faire vous-même du pain sans gluten, le gluten est allègrement utilisé par l’industrie de la panification et céréalière pour ses propriétés élastiques. Il confère en effet à la pâte à pain ses capacités d’élasticité. Une présence importante de gluten permet ainsi d’utiliser des grains non germés et des farines raffinées, de réduire le temps de fermentation à la levure, de pétrissage à des vitesses rapides ou encore d’augmenter la température de cuisson (les méthode actuelles finalement) et il en est de même pour l’agriculture. La sélection et l’hybridation de blés plus résistants aux maladies, plus faciles à découper et à récolter, concentrant jusqu’à deux à trois fois la quantité de gluten dans le blé dit « moderne », en comparaison d’une forme ancienne comme le petit épeautre, sans compter sur son rajout en tant qu’additif dans de nombreuses farines et autres produits amidonnés industriels (pâtisseries, viennoiseries, etc.) le manques de fibres et d’antioxydants.

C’est de cette manière que le niveau d’exposition au gluten a littéralement explosé au cours des dernières décennies et, qu’associé aux nombreux facteurs à l’origine d’une hyperperméabilité intestinale en 2020, il en résulte un cocktail idéal pour augmenter les réponses inadaptées au gluten, au moins 5 fois plus qu’avant. 

Le gluten est présent dans le blé, le seigle et l’orge principalement. Le soucis c’est qu’il est beaucoup (trop) utilisé dans l’industrie. Si tes achats se porte sur du pain, des pâtes, des gâteaux, des viennoiseries, des plats préparés, des sauces et des soupes industrielles, des céréales, des bières ect…le « trop pleins » est vite arrivés !

Prendre de nouvelles habitudes est la seule solution ! Découvrir des produits et surtout cuisiné d’autres sources de glucides et finalement on arrive toujours à trouver des solutions !

L’occasion de bousculer certaines habitudes et surtout d’en apprendre encore un peu plus sur moi-même.

Rappel des différences entre la maladie cœliaque et la sensibilité au gluten

La maladie cœliaque est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque la muqueuse de l’intestin grêle après l’ingestion de gluten présent dans le blé, le seigle et l’orge, chez une personne génétiquement sensible.

La maladie coeliaque concerne est une maladie pouvant être considérée de type auto-immun, se traduisant par des diarrhées, une malabsorption intestinale des nutriments et toutes les conséquences que celle-ci engendre à long terme (perte de poids, fatigue, carences diverses, etc.).

L’ataxie au gluten est une maladie également de type auto-immune, mais atteignant le système neurologique.

La dermatite herpétiforme est la maladie cœliaque touchant la peau. Elle se traduit par l’apparition de petites vésicules cutanées associées à de fortes démangeaisons.

L’allergie au blé est comme son nom l’indique, une allergie et non une atteinte des villosités intestinales comme dans le cas de la maladie cœliaque.

Dans ces situations, la question ne se pose pas. Il est indispensable de supprimer toute source de gluten.

L’hypersensibilité non cœliaque au gluten peut se manifester par les symptômes suivants (non exhaustifs et non spécifiques) : douleurs abdominales, brûlures épigastriques, rétention d’eau, nausées, diarrhées, constipation, maux de tête, fatigue chronique, troubles immunitaires (susceptibilités aux infections, allergies, hypersensibilités à d’autres aliments ou composés non alimentaires, pathologies auto-immunes), troubles inflammatoires (troubles en -ite, en particulier au niveau ostéo-articulaires ou des microcapillaires), voire troubles du comportement (autisme, troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité).

Quels aliments supprimer lorsque vous souhaitez enlever le gluten de votre alimentation ?

Supprimer pendant au moins cinq semaines les aliments contenant du gluten, à savoir les aliments contenant du froment, du seigle, de l’orge et la plupart des variétés d’avoine contenant ces céréales (biscuits, pâtisseries, pâtes, pain, farine, etc.).

Il est également important de bien lire les étiquettes de produits industriels si vous en consommez, pour vérifier notamment l’absence des mentions « blé, seigle, orge, avoine (si non garanti sans gluten). Privilégier les produits céréaliers (ou aliments contenant de l’amidon) sans gluten : riz, quinoa, sarrasin, millet, châtaigne, soja, patate douce, tapioca, légumineuses. Il existe aujourd’hui beaucoup d’alternatives.

Les produits soufflés (crackers de sarrasin, galettes de riz ou de maïs, etc.) possèdent un index glycémique élevé, privilégier donc les produits bruts. Les variétés d’avoine garanties sans gluten (notamment du müesli) sont identifiables grâce au logo mentionnant un épi de blé barré sur l’emballage.

Attention aux produits industriels sans gluten utilisant des additifs en substitution du gluten, à éviter (pain de mie, biscuits, etc.) au profit des produits bruts.

L’auto-diagnostic finalement pendant ces 5 semaines ?

  1. Je n’ai plus eu de ballonnements ni de sensation de fatigue après les repas.
  2. Ma digestion au fur et à mesure des semaines était plus rapide ! C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus frappé.
  3. Mon corps passé moins de temps à travailler sur ma digestion et je ressentais que j’avais de ce fait plus d’énergie !
  4. De manière générale j’avais un appétit plus important, un métabolisme qui a très certainement augmenté et ça c’est plutôt cool !
  5. Un teint plus lumineux et moins d’imperfections !

Le gluten ne m’a pas manqué même si je pense que pour une personne plus habituée à en consommer c’est forcément plus difficile mais certainement pas impossible !

J’ai pris plaisir à cuisiner et à manger durant ces 5 semaines sans ressentir de la frustration ! Le bon pain est finalement le seul produit qui m’a manqué.

Quelques exemples sur les produits achetés lors de mes commandes sur le site la fourche :

Evidemment beaucoup de fruits et légumes et des protéines de qualité.

Dans tous les cas, que  vous soyez ou non hypersensibles au gluten 

Je vous conseille de réduire votre consommation de gluten si vous êtes un fort consommateur de produits à base de blé (pain, pâtes, farines, biscuits, plats industriels en contenant, etc.), pour différentes raisons. D’une part l’alimentation moderne conventionnelle provoque beaucoup trop de pic d’insuline ! La consommation de gluten présente cette particularité d’être une cause potentielle d’altération de notre écosystème intestinal, au-delà d’une conséquence des symptômes de l’hypersensibilité. Des blés bien trop pauvre en fibres et en nutriments.

Si vous souhaitez malgré tout conserver de grandes quantités de produits céréaliers à base de blé « classique » , je vous conseille alors de vous orienter vers des aliments à base d’épeautre ou de seigle complet (céréales plus ancienne) et de pain biologique au levain.

Mais surtout, ne vous faites pas avoir par les sirènes du marketing des produits ultra-transformés, vous proposant nombre de cochonneries très chères au nom d’un logo « gluten-free ».

Il est toutefois essentiel de bien comprendre que l’hypersensibilité au gluten n’est pas seule en cause en cas de manifestation de ces symptômes !

Ils peuvent en effet se manifester de manière différente en fonction de :

  • L’existence d’une hyperperméabilité intestinale, à l’origine d’un passage important de peptides alimentaires (ou bactériens) comme le gluten et pouvant engendrer une réponse inadaptée de votre système immunitaire.
  • La qualité de notre microbiote intestinal. Les bactéries présentes dans notre intestin modulent en effet notre réponse immunitaire.
  • Notre prédisposition génétique.

L’écosystème intestinal : au petit soin pour notre intestin !

Diabète, obésité, troubles métaboliques, troubles du comportement, autisme, hyperactivité, Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques, polyarthrite rhumatoïde, maladie de Cröhn, rectocolite hémorragique, etc. Autant de pathologies dont on a démontré les liens avec une perturbation de l’écosystème intestinal. Car on parle bien ici d’écosystème et non pas simplement d’intestin ou de microbiote, nouveau terme désignant les bactéries de la flore présente dans notre intestin (dont on parlera ensemble dans un autre futur article).

Inflammation et perméabilité intestinale https://www.youtube.com/watch?v=i-XPGeU2ulc

Marion kaplan https://vitaliseurdemarion.fr/fr/officiel/marion

Julien venesson https://www.youtube.com/watch?v=_CEavvmHpoY

Henry joyeux https://www.youtube.com/watch?v=KTiO6VAVKZI

Livre « L’intestin, notre deuxième cerveau » : https://www.clicbienetre.com/sante/actualite-sante/livre-l-intestin-notre-deuxieme-cerveau

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